
Sadrack Bertrand MATANDA
Expérimenté, engagé, polyvalent au service de la cause humaine .
Qui suis Je?
Micro Biographie

Mon parcours du local au global
Je suis né il ya un peu plus d'un demi siecle dans la Sanaga Maritime, au Cameroun. Après avoir grandi et étudié dans plusieurs localités camerounaises telles que Douala, Mutengene, Mbanga, Edea et Yaoundé, j’ai poursuivi ma formation à l’international. J’ai étudié au Burkina Faso, en France, au Royaume-Uni, en Suisse, en Espagne, aux États-Unis et en Italie, et j’ai suivi des formations ponctuelles en Norvège, au Togo, en Suède, au Kenya, au Liban, en Iran, en Égypte et au Nigéria.
Professionnel aguerri avec plus de vingt ans d’expérience en gestion des catastrophes, aide humanitaire et réponse aux crises, je suis spécialiste en facilitation et enseignement, et possède une vaste expérience internationale dans divers domaines, notamment le changement climatique, les déplacements, l’éducation d’urgence, et le nexus Humanitaire-Développement-Paix. Chercheur avec plusieurs publications scientifiques, je détient un doctorat en gestion des crises ainsi que trois masters en médecine de catastrophe, coordination humanitaire et sécurité alimentaire.
J’ai collaboré avec des organisations telles que ACF, le Bureau du Coordonnateur Résident, CCNH, le CICR, la Croix-Rouge camerounaise, la Croix-Rouge française, la FAO, la FICR, NORCAP, l'OIM, le PAM, le PNUD, Save the Children et l’UNDRR. J’ai également enseigné la Géographie, l’Histoire, les Sciences de la vie et la déontologie au Cameroun, tout en formant des élèves, formateurs et adultes à divers niveaux.
Mes Publications
J’ai publié divers ouvrages, principalement centrés sur l’environnement et l’action humanitaire. Plusieurs de ces travaux ont été traduits en anglais, espagnol, portugais, italien, russe et allemand. Vous trouverez ci-dessous une sélection de mes publications : :
Environnement et Action Humanitaire
2023
En septembre 2021, le Burkina Faso compte plus d'un million de personnes d plac s internes recevant les vivres pour couvrir leur besoin en s curit alimentaire. N tre tude consistait analyser l'impact environnemental de cette assistance.Elle a cibl douze sites sur le terrain dans les six r gions humanitaires que compte ce pays en 2021. L'outil d' valuation environnementale Nexus (NEAT+) a t utilis pour cette tude. Les observations faites sur le terrain d montrant un impact n gatif sur l'environnement apr s la distribution des vivres, l' levage du b tail, la pratique de l'agriculture et le d ploiement du syst me d'irrigation. Cet impact s'illustre par la pollution de l'air et de l'eau, la d forestation, la p nurie d'eau, la d gradation des sols, le changement climatique et les inondations Cette tude est r alis e dans un contexte o des efforts sont accentu s pour renforcer la coordination sur les questions de redevabilit et la gestion environnementale. N anmoins, ces efforts doivent tre renforc s et coordonn s. Les manquements identifi s, diff rents niveaux, ont permis de formuler des perspectives pour un meilleur tandem Environnement et Action humanitaire
Analyse de la Gestion et coordination des interventions Humanitaires
2024
Le 31 mars 2023, les six régions humanitaires du Burkina Faso, incluant la Boucle de Mouhoun, le Centre Nord, le Centre Est, le Plateau Central, l'Est, et le Sahel, font face à une crise majeure. Plus de deux millions de déplacés bénéficient d'aide alimentaire. Cette publication recherche révèle des lacunes dans la légalité, l'efficacité, et la légitimité des interventions. 72% des structures ne sont pas coordonnées, 64% ne collaborent pas avec le gouvernement. L'efficacité de la gestion montre que 95% n'ont pas de plan de contingence, 87% ont des difficultés à mobiliser des fonds. Sur la légitimité, 50% connaissent des ventes d'aide, mais 50% estiment que les vivres sont conformes aux coutumes. La coordination, 44% préfèrent la société civile, 54% les clusters et structures étatiques. Pour la légalité de la gestion, 50% n'ont pas de siège dans la zone d'intervention, et 73% n'ont pas d'accord avec les autorités locales . Des réponses stratégiques sont nécessaires, mettant l'accent sur la redevabilité . L'action coordonnée entre les acteurs humanitaires, gouvernementaux et la société civile est urgente pour une réponse respectueuse des normes légales et culturelles des déplacés.
2021
Dans une zone de conflit structurel qui dure depuis près d'une décennie, les structures sociales telles que la santé deviennent la cible d'acteurs armés qui connaissent ou non les implications négatives de leur action, menacent ou attaquent le personnel de santé, détruisent les infrastructures ou ciblent les moyens de transport du système de santé. Face à cette situation, comment doit se comporter le personnel de santé ? quelle attitude doivent adopter les organisations qui peuvent véhiculer les messages sur le comportement des acteurs armés vis-à-vis du trio, du personnel de santé, des infrastructures et des moyens de transport médical.Cette étude est faite pour mieux éclairer notre lanterne, avec le district sanitaire de Tombouctou, qui a servi de site de collecte de données et d'observation. Les 28 formations sanitaires se répartissent en dix-neuf (19) CSCOM (centre de santé communautaire), un CSREF (centre de santé de référence), un hôpital régional et sept (7) cliniques/centres de santé privés).Deux (2) acteurs armés internationaux, quatorze (14) acteurs armés nationaux et quatre (4) acteurs des forces de défense nationales ont été consultés afin de connaître leur compréhension et leur perception des menaces et des attaques contre les questions de santé dans leursopérationszone d'opérations.Deux (2) écoles de formation sanitaire ont également été exanimées.
2019
The study of the child soldiers’ situation in Liberia after the disastrous war gave us an opportunity to make a review of what have been done by The Red cross Movement and other actors. It’s clear that all the humanitarian agencies involved in DDR had in focus to alleviate the suffering of the Child Soldiers, the main Challenge being here the harmonisation of the approach at the level of advocacy. Referring to the different approaches techniques and tools received during our Course, we suggest all the way what can be improved in term of efficiency to cover the needs of the Child soldiers who remains the same today as yesterday.Working in synergy being advisable, it’s therefore encourage to build partnership with not only the state of Liberia that recognised us as auxiliary, but also with some relevant organisations and agencies that have a good experience and long time presence on campaign activities.Putting volunteers at the fore front our this activity will be an asset due to the fact that a new way to pass the humanitarian message is now available and will help not only to favour the flagging up of the child soldiers situation but also some forgotten and abandoned crisis.
Observatoire des Risques Naturels au Cameroun: Relation pluies-inondation et plan ORSEC:le cas des villes côtières de Kribi, Douala et Limbé
2020
Le présent chef d’œuvre porte sur l'observatoire des risques naturels au Cameroun: relations pluies-inondations et plan ORSEC: le cas de trois villes côtières: Kribi, Douala et Limbé. Notre travail a pour but principal: les propositions pour la mise en place des mécanismes fiables et efficaces afin de réduire les pertes en vies humaines et matérielles au cours des inondations avenir dans les villes ci-dessus citées.Pour y parvenir, nous avons effectué un tour d'horizon des facteurs qui favorisent les pluies abondantes, les méthodes prévisionnelles, les causes physiques et anthropiques des inondations, l'organisation des secours pendant cette catastrophe des années antérieures dans la première partie du travail. En seconde partie, nous proposons l’amélioration en matière prévisionnelle et d'organisation des secours tout comme les éléments pour une bonne information, éducation, communication des populations et les autorités pour une réduction des pertes humaines et matérielles en cas d'inondations

Ceremonie de Graduation PhD en Gestion de crise et des Catastrophes
Parcours scolaire et academique

Parcours de la maternelle et du primaire (Douala et Mutengene) 1972-1980
J'ai commencé mon parcours scolaire en 1972-1973 à l'école maternelle CBC de Bassa, à Douala. Mes
premiers jours étaient marqués par la présence rassurante de mes parents, puis
ce fut mon oncle, Ngea Théodore, qui s’occupait quotidiennement de
m’accompagner. Un souvenir marquant de cette période est l’accident de
balançoire pendant la récréation, où un camarade, un peu lourd pour
l’équipement, l’a brisée, se blessant sérieusement. C'était la première fois
que je voyais du sang s'écouler d’une blessure humaine. Cette même année, j'ai
eu l'occasion d'assister avec mon père à un match de la Coupe d'Afrique des
Nations au stade de la Réunification à Bépanda, où le Cameroun fut
malheureusement éliminé par le Congo-Brazzaville.En 1973-1974,j'ai intégré la SIL (Section d'Initiation au Langage). Un événement marquant de
cette année fut le vol des vêtements que ma mère avait mis à sécher près d’un
marigot. Mon père m’a également emmené pour la première fois pêcher au pont du
Wouri, où nous avons longé un cimetière, une vision qui m’a profondément
impressionné.En 1974-1975,notre famille déménage à Mutengene après l'affectation de mon père. J'intègre
alors le cours préparatoire (CP) à l'école située dans le camp de police. Un
jour, durant la récréation, mes sandales disparaissent, ce qui me vaut une
sévère correction à mon retour. En CE1 l’année suivante, je suis mordu à la
cuisse par un chien lors d'une sortie dans le camp de police, nécessitant des
soins immédiats au dispensaire.En 1976-1977, enclasse de CE2, j'ai été nommé chef de classe. Un jour, alors que je me baignais
dans la rivière Ndongo, l’eau trouble a dérangé un riverain en aval, un certain
Pikela. Il m’a attrapé et m’a ramené nu à l'école, où j'ai reçu une sévère réprimande
de mes enseignants.En 1977-1978, auCM1, je me souviens de nos escapades sur la colline surplombant l'école, près
du poste de police, où nous faisions rouler des pierres. Un élève policier a
essayé, sans succès, de nous attraper. L'année suivante, en CM2, j’ai assisté
sans permission à un match de football entre notre école et celle de Likoumba.
Mon père m’a aperçu en route, et à mon retour, j'ai été sévèrement puni malgré
l'intercession de ma grand-mère.En 1979-1980,après avoir redoublé le CM2 avec une détermination renouvelée, nous avons
déménagé à Limbe Road, où notre famille réside toujours. Lors de mon examen du
CEPE, mon père m’a rendu visite au camp militaire de Buea, ce qui m'a donné un
élan de motivation pour réussir et me permettre l'entrée au secondaire, au
Collège Saint-Jean de Mbanga, clôturant ainsi mon parcours primaire en 1980.

Parcours du secondaire Premier cycle
(Mbanga - Édéa, 1981-1985)
"En 1981, après avoir réussi le concours d’entrée ensixième en août, j’intègre le Collège Saint Jean de Mbanga, situé dans le
département du Moungo, région du Littoral. Cet événement marque un tournant
décisif dans ma vie, car il signe mon éloignement du foyer familial. Désormais,
je ne rentre à la maison que de manière ponctuelle, principalement pendant les
vacances ou à l’occasion d’événements familiaux.
En septembre 1981, je quitte Mutengene en compagniede ma chère mère, qui a pour objectif de m’inscrire en internat dans ce collège
catholique. Cependant, à notre arrivée, une déception nous attend : toutes les
places sont déjà occupées. L’un de nos hôtes, chez qui nous logeons
temporairement, accepte alors de m’héberger dans une chambre de son domicile.
Celle-ci est déjà équipée d’un lit ; ma mère n’a donc qu’à m’acheter un
matelas. Cette première nuit restera inoubliable, car un serpent est découvert
et tué sous mon lit.
Je dois ensuite m’adapter à un nouvel environnement.Le collège est situé au sein de la mission catholique de Mbanga, tandis que ma
résidence se trouve au quartier 3, derrière la chefferie du village, non loin
des gares ferroviaire et routière. Chaque matin, je me rends à pied au collège
et, les jeudis après-midi, je retourne à la maison ou accompagne ma famille
d’accueil aux champs, où nous cultivons le café et d’autres produits vivriers. Certains week-ends,je participe également aux activités agricoles.
Un parcoursmarqué par l’adaptation et la résilience
En sixième, tout se passe bien : je m’adapterapidement et excelle dans mes études. À la fin de l’année scolaire 1981-1982,
je suis promu en classe de cinquième. Ce passage en classe supérieure marque un
changement important dans mon quotidien : je quitte ma famille d’accueil pour
intégrer l’internat du collège. J’y découvre un nouvel univers, en faisant la
connaissance d’élèves venant de plusieurs villes du Cameroun, notamment de Douala.
C’est aussi à cette période que je découvre le scoutisme. Mon engagement dans ce mouvement se concrétise avec ma promesse
scoute, que je fais le 15 mai 1982. L’année 1982-1983, en classe de quatrième, est plus difficile.Je traverse une baisse de régime probablement liée aux transformations de
l’adolescence. Cette période d’instabilité scolaire conduit à une décision radicale à la fin de l’année : je dois quitter le collège.
Un nouveau départà Édéa
Mon grand-père, installé àÉdéa, dans le départementde la Sanaga-Maritime, m’accueille et m’inscrit au Collège Protestant Georges Schwab, en classe de troisième, section Espagnol. Une fois encore, je dois m’adapter à un nouvel environnement. Mon quotidien se partage désormais entre les études, les travaux agricoles et les activités religieuses de l’église où mon grand-père officie en tant que pasteur.Un reversacadémique, puis la réussite À la fin de l’année scolaire, un incident survientlors de l’épreuve de géographie du Brevet d'Études du Premier Cycle (BEPC) : j’oublie d’insérer l’intercalaire contenant la carte du Cameroun. Cet oubli me coûte l’examen, et je suis contraint de redoubler la classe de troisième lors de
l’année 1984-1985.
Maiscette épreuve me renforce et me pousse à redoubler d’efforts. Je m’investis pleinement dans mes études, et cette fois, mes efforts portent leurs fruits : je décroche mon BEPC et suis admis en classe de seconde, ouvrant ainsi la voie au second cycle du secondaire
Parcours du secondaire – Second cycle (Édéa, 1985-1989)
Après l’obtention de mon Brevet d’Études du PremierCycle (BEPC), j’ai fait le choix naturel de poursuivre mes études dans la ville
d’Édéa, où j’avais déjà mes repères familiaux et sociaux. J’intègre alors la classe
de seconde A4, option espagnole, au Collège Protestant Georges Schwab, un
établissement privé réputé et exigeant de la ville.
Cependant, cette étape de mon parcours scolaires’est révélée particulièrement difficile. Je traverse alors une période marquée
par un certain manque de maturité, de concentration et d’engagement personnel.
Les exigences accrues du second cycle, bien plus rigoureuses que celles du
collège, m’ont confronté à des réalités scolaires pour lesquelles je n’étais
pas pleinement préparé. Le rythme, les contenus et l’attitude attendue en
classe exigeaient une rigueur que je peinais à maintenir. En fin d’année
scolaire, je ne suis pas admis en classe de première et je suis contraint de
quitter l’établissement.
Déterminé à ne pas abandonner mes études, jem’oriente vers une solution alternative : les cours du soir, qui me permettent
de continuer à apprendre tout en exerçant une activité professionnelle durant
la journée. C’est dans ce contexte que je suis recruté dans le cadre du Deuxième
Recensement Général de la Population et de l’Habitat (DEMO 87), en qualité de chef
d’équipe pour la ville d’Édéa. J’ai alors la responsabilité de superviser une
équipe de quatre agents recenseurs, une mission exigeante qui me confronte très
tôt à la gestion d’équipe, à l’organisation logistique, et à la relation avec
les autorités administratives locales.
Ce double engagement – travail de jour et études ensoirée – est particulièrement éprouvant. Il me contraint à jongler entre
rigueur professionnelle et discipline académique, souvent au prix de sacrifices
personnels. Pourtant, c’est dans cette période intense que je gagne en
maturité. Grâce à une persévérance renouvelée et une meilleure gestion de mon
temps, je parviens à préparer et réussir mon probatoire en tant que candidat
libre, inscrit comme élève dans un cours du soir. Cette réussite représente
pour moi une étape charnière, une victoire personnelle qui redonne sens à mon
parcours académique.
En septembre 1987, fort de cette dynamiqueretrouvée, je m’inscris au Lycée d’Édéa, un établissement public de référence
dans la région. Nous sommes environ vingt-cinq élèves dans ma classe, ce qui
crée une certaine proximité entre camarades et enseignants. Je m’implique
activement dans la vie scolaire : je rejoins l’équipe de football de notre
classe la Terminale A4 Espagnol , participant aux compétitions locales, et je
deviens un membre influent d’un groupe informel d’élèves surnommé le « QG ». Ce
groupe, installé au fond de la classe, incarne la camaraderie, l’humour et
parfois une touche d’indiscipline bon enfant. Nous partagions des moments forts
tant à l’intérieur de l’établissement que lors des récréations et en dehors des
cours.
Malheureusement, malgré une intégration socialeréussie et une ambiance stimulante, je ne parviens pas à valider l’examen du
baccalauréat en fin d’année. Ce nouvel échec est difficile à vivre, d’autant
plus qu’il entraîne mon exclusion administrative de l’établissement.
Pourtant, animé d’une volonté de réussir et d’unemotivation profonde, je prends la décision courageuse de revenir au même lycée
en tant qu’auditeur libre pour l’année scolaire 1988-1989. Cette fois, mon
approche change radicalement : je fais preuve d’une discipline accrue, d’une organisation
méthodique, et d’un engagement total dans la préparation des examens. Je
m’inscris de nouveau au baccalauréat, avec les épreuves écrites organisées à
Édéa, puis les épreuves orales à Douala, au Lycée Joss.
Dès l’annonce de ma réussite à l’écrit, je me rendsà Mutengene pour en informer mes parents. Le lendemain matin, très tôt, je
prends la route pour Douala afin de préparer l’oral, que je passe dans un
climat plus serein, logé chez mon oncle maternel. Ce soutien familial m’apporte
stabilité et confiance au moment décisif.
À la proclamation finale des résultats, c’est unmoment d’émotion profonde. Je retourne à Édéa pour partager la bonne nouvelle
avec mes grands-parents, figures tutélaires de mon parcours. Puis je redescends
à Mutengene, le cœur empli de fierté, pour entamer la préparation de ma rentrée
à l’Université de Yaoundé.
Parcours Universitaire :de Yaoundé à travers le monde
de 1989 a nos Jours"Mon parcours universitaire débute à la fin des années 1980, avec une curiosité profonde pour la compréhension des sociétés, des territoires et des dynamiques qui les transforment. Dès le départ, j’ai été attiré par les disciplines qui permettent de lire le monde avec méthode et sens critique, notamment l’histoire et la géographie, puis plus tard les sciences de l’environnement et la gestion des crises.
En 1989–1990, je franchis la première étape de ce cheminement dans un tronc commun où l’histoire et la géographie occupent une place centrale. Cette première année a été déterminante : elle m’a donné des bases solides pour analyser les faits, comprendre les contextes, et saisir l’évolution des sociétés dans le temps et dans l’espace.
En 1991–1992, je poursuis dans la même dynamique en consolidant mes acquis en histoire-géographie, avec une montée en puissance des exigences universitaires : davantage de travaux dirigés, de lectures, d’analyse de documents et de méthodologie. C’est aussi une période où ma vocation se précise : je comprends que la géographie n’est pas seulement une matière scolaire, mais une discipline stratégique pour comprendre les vulnérabilités, l’aménagement, les risques et les interactions entre humains et environnement.
En 1993–1994, je m’oriente de manière plus affirmée vers la spécialisation en géographie, tout en vivant une étape importante dans mon parcours : le début du paiement de la scolarité, qui marque, au-delà de l’aspect administratif, une transition concrète vers un engagement plus structuré, plus responsabilisant et plus exigeant. Cette période de spécialisation renforce mon intérêt pour les enjeux environnementaux et la manière dont les aléas naturels, les crises et les contraintes socioéconomiques affectent les communautés. Elle s’achève par l’obtention, en 1994, de ma Licence en Géographie, option Études environnementales, à l’Université de Yaoundé I.
Durant ces années d’études et juste après, j’ai également renforcé ma dimension pratique au contact du terrain et du milieu hospitalier, à travers des expériences de secourisme et d’apprentissage appliqué (Université de Yaoundé et Hôpital Central de Yaoundé, 1992–1995). Cette immersion a progressivement consolidé mon intérêt pour l’action humanitaire, la gestion des urgences et l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité.
Avec l’expérience opérationnelle acquise au fil des années, j’ai choisi de compléter mon socle académique par des formations plus spécialisées. En 2002, j’ai suivi un Diplôme post-Licence et une formation de formateur (TOT) en Médecine des catastrophes, en lien avec l’Université Paris 12-Créteil et l’Université de Yaoundé I (niveau équivalent master). Ce tournant a renforcé mon positionnement à l’interface entre santé, urgences, coordination et préparation, et a consolidé ma posture de praticien-formateur.
En poursuivant ma progression vers les dimensions stratégiques de la coordination et de la représentation, j’ai obtenu en 2012 un Post-degree Diploma en Humanitarian Diplomacy auprès de la Diplo Foundation (Suisse), afin de mieux maîtriser les enjeux de dialogue, d’influence, de négociation et de partenariats dans des contextes complexes.
Dans la continuité, j’ai entrepris des études de niveau master centrées sur les déterminants majeurs des crises. En 2020, j’ai obtenu un Master en Sécurité alimentaire et Nutrition d’urgence à l’Institut Supérieur en Sécurité Humaine (ISSH) au Burkina Faso, approfondissant l’analyse des crises, des vulnérabilités et des mécanismes de réponse. En 2022, j’ai complété ce parcours par un Master en Coopération internationale et Aide humanitaire (KALU Institute, Andalousie – Espagne), renforçant encore ma capacité à concevoir, piloter et évaluer des programmes humanitaires dans une logique de résultats.
Toujours soucieux de relier leadership, éthique et performance, j’ai suivi en 2022 un Certificate of Advanced Studies (CAS) “Leading by Example” à l’Université de Lucerne (Suisse), axé sur le leadership, la conduite d’équipes et la posture managériale.
Enfin, mon itinéraire académique s’est naturellement orienté vers la recherche doctorale, au service de la transformation des pratiques humanitaires. Après un parcours doctoral en Environmental Studies & Climate Change (Selinus University, en Cours ), j’ai finalisé en 2024 un PhD en Disaster and Crisis Management à Wilmington Metropolitan University (USA), consolidant une expertise de haut niveau sur la gestion des crises, la prévention, la préparation, l’anticipation et l’amélioration continue des réponses.
Au fil du temps, ce parcours universitaire s’est construit comme une trajectoire cohérente : partir des fondations en histoire-géographie (1989–1992), se spécialiser en géographie avec une prise de responsabilité accrue (1993–1994, dont le début du paiement de la scolarité), puis renforcer progressivement les dimensions techniques, stratégiques et académiques jusqu’à l’aboutissement doctoral en gestion des crises et des catastrophes.
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